
Site internet rapide : pourquoi la vitesse compte
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Certaines entreprises découvrent qu'elles ne contrôlent pas leur site le jour où elles veulent changer de prestataire. Le nom de domaine est au nom de l'agence, les accès sont introuvables, le contrat reste flou. Voici comment vérifier, dès aujourd'hui, ce qui vous appartient vraiment, et quoi demander avant de signer.
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Par Jonathan Lescure · publié le

Comprendre
Être propriétaire de son site, c'est contrôler quatre éléments différents : le nom de domaine, l'hébergement, l'outil qui fait fonctionner le site, et les contenus.
Chacun peut appartenir à quelqu'un de différent. On peut posséder son nom de domaine sans avoir accès à l'hébergement, ou disposer de ses photos sans pouvoir récupérer le site construit sur un outil que le prestataire loue en son nom.
L'essentiel
Le nom de domaine est l'élément le plus important : il doit être enregistré au nom de votre entreprise, dans un compte auquel vous avez accès.
Vos clients connaissent votre adresse, vos cartes de visite l'impriment, votre messagerie en dépend, et Google y associe tout le référencement accumulé depuis des années. Si le domaine est au nom du prestataire et que la relation se passe mal, vous risquez de perdre tout cela d'un coup.
Demandez à votre prestataire le nom du registraire, la société où le domaine est enregistré, et le nom du titulaire. Si le titulaire n'est pas votre entreprise, demandez le changement par écrit : c'est une opération courante, qui en principe ne coupe pas le site.
Les accès
Même si votre prestataire gère tout, vous devriez savoir où est hébergé votre site et pouvoir obtenir les accès sur simple demande.
Vous n'avez pas besoin d'utiliser ces accès au quotidien. Mais le jour où votre prestataire cesse son activité, tombe malade ou ne répond plus, ils font la différence entre un site qu'on reprend en quelques jours et un site qu'on doit refaire entièrement.
Cas particulier : les sites construits sur un outil propriétaire loué par l'agence. Le site n'existe qu'à l'intérieur de cet outil, et vous ne pourrez parfois pas l'emporter. Ce n'est pas forcément un problème, à condition de le savoir avant de signer. Ce que doit comprendre un bon hébergement est détaillé sur la page hébergement de site internet.
Les contenus
Gardez toujours une copie de vos contenus : les textes de votre site, vos photos d'origine, votre logo dans un format de qualité.
Les photos de chantiers que vous avez prises vous-même sont les vôtres ; celles d'une banque d'images sont souvent utilisées sous licence, parfois souscrite par le prestataire lui-même. Vérifiez lesquelles sont à vous. Pour les textes, demandez-en une copie lisible, même s'ils ont été rédigés pour vous.
Rangez ces fichiers dans un dossier à part, hors du site, et mettez-le à jour à chaque changement important. Le jour où vous changez de prestataire, ce sont eux qui permettent de repartir vite, sans tout réécrire ni refaire vos photos.
Le contrat
Un bon contrat dit clairement qui est titulaire du nom de domaine, ce que vous récupérez si vous arrêtez, dans quel délai et à quelles conditions.
Voici, à titre d'exemple, la clause prévue dans les formules de Ma Vitrine En Ligne :
« Engagement 12 mois, puis résiliable chaque mois avec 30 jours de préavis. Votre nom de domaine et votre site vous appartiennent : si vous arrêtez, je transfère votre domaine et l'intégralité de votre site chez l'hébergeur de votre choix. »
Quel que soit votre prestataire, cherchez dans votre contrat une phrase équivalente. Si elle n'existe pas, demandez qu'elle soit ajoutée avant de signer : un prestataire sûr de son travail n'a aucune raison de refuser. Pour comparer les conditions de plusieurs offres, la page tarifs montre ce que doit couvrir un abonnement.
Changer de prestataire
Pour changer de prestataire sans perdre votre site, sécurisez d'abord le nom de domaine, récupérez vos contenus, préparez le nouveau site, puis basculez.
Si vous quittez un annuaire ou une offre groupée, les étapes sont détaillées dans l'article résilier Solocal ou PagesJaunes.
En résumé
Vous êtes propriétaire de votre site si le nom de domaine est à votre nom, si vous pouvez obtenir les accès à l'hébergement, si vous avez une copie de vos contenus et si le contrat dit comment vous partez.
Faites ce contrôle maintenant, à froid, plutôt que le jour d'un désaccord. Il prend une heure et peut vous éviter de perdre des années de travail sur votre adresse et votre référencement. Notez les réponses dans un document que vous gardez avec vos papiers d'entreprise : identifiants, nom du registraire, date de renouvellement du domaine.
Questions fréquentes
Vérifiez quatre choses : au nom de qui est enregistré votre nom de domaine, qui détient les accès à l'hébergement et à l'outil de gestion du site, ce que dit votre contrat sur la récupération du site, et si vous possédez une copie de vos textes et photos. Si l'un de ces points vous échappe, vous dépendez de votre prestataire.
Demandez à votre prestataire l'accès au compte du registraire, la société auprès de laquelle le domaine est enregistré, et vérifiez que le titulaire est bien votre entreprise. Vous pouvez aussi interroger l'annuaire public des noms de domaine, même si certaines informations y sont masquées.
Relisez votre contrat et demandez par écrit ce qu'il prévoit pour la récupération du domaine et des contenus. Si le domaine est à votre nom, vous pourrez au minimum le transférer et repartir avec un nouveau site à la même adresse.
Ce qui compte d'abord, c'est le nom de domaine et vos contenus : textes, photos, logo. Un site peut se reconstruire ; une adresse perdue, avec toute votre messagerie, est bien plus difficile à remplacer.
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